questions | MBTI | 31.07.14
    Anonyme a demandé (?) : Quel regard une passionné de MBTI comme toi jette sur cet article de Slate titré "Le test de personnalité Myers-Briggs, utilisé dans le monde entier, ne rime à rien" (et dont Tumblr m'empêche de publier le lien ici mais Google saura en retrouver le chemin)?

J’en ai déjà parlé ici ;-)

Petyr Baelish: life coach

A propos de l’interview de Sophie Turner

et plus particulièrement de ce passage.

1) Il ne faut pas se fier à Sophie Turner. Tous les ans elle fait le même coup, elle se la joue cheerleader et annonce monts et merveilles pour la storyline de Sansa.

Avant la saison 4 (et la 3 aussi, non?), elle disait déjà qu’elle allait devenir séductrice et manipulatrice. Au final Sansa a juste menti au procès d’oncle Pedro, avant de lui lancer un regard qui criait braguette en descendant les escaliers. Certes il s’agissait d’une forme de séduction/manipulation, mais pas de quoi sonner les cloches non plus, tout le monde est resté habillé.

Bref Sophie sait effectivement ce qui attend Sansa (le tournage de la saison 5 a débuté), mais on ne peut pas prendre ce qu’elle dit pour l’évangile, vu qu’elle a l’habitude d’exagérer. Ceci dit c’est amusant qu’elle exagère la sexytude de Sansa en interview alors qu’Aidan Gillen édulcore la creepytude de Lilfing.

2) Les producteurs/scénaristes sont des connards finis mais j’espère quand même qu’ils n’auront pas l’audace d’übersexualiser Sansa alors que Sophie vient juste d’avoir 18 ans. Un peu de décence, que diable.

3) Si Sansa devenait effectivement une femme fatale, ça n’aurait aucun sens. Malheureusement l’absurdité narrative n’a jamais dérangé les scénaristes, donc qui sait de quoi ils sont capables.

La séduction que pratique Sansa est défensive/passive, elle consiste à dire oui aux gens pour s’en protéger et avoir la paix. Elle n’est pas offensive/active comme celle de Margarine, Melisandre, ou Cersei-des-livres.

Si elle voulait se protéger de Lilfing et le manipuler, elle ne penserait pas à lui montrer ses seins. Elle gagnerait plutôt sa confiance en se montrant docile/inoffensive, puis le manipulerait en cachant/inventant certaines informations. En gros ce serait plus sensé qu’elle copie la stratégie de Lilfing et la retourne contre lui, plutôt que d’imiter celle de Cersei, qu’elle méprise.

En plus, le truc dans cette histoire de femme fatale c’est que Lilfing ne tomberait pas dans le panneau. Il est attentif et perspicace, il se poserait des questions si elle devenait chaudasse du jour au lendemain. Ce qui est plus probable c’est qu’il la pousse à jouer la diplomate frotte-manche avec d’autres personnages, et qu’il ne remarque pas qu’elle joue aussi ce rôle subtil avec lui. Le mot-clé étant ici “subtil”.

En d’autres mots, quand Sophie Turner dit que Sansa est la faiblesse de Lilfing, je ne m’imagine pas une scène où elle le séduirait jusqu’au pieu puis sortirait un pic à glace de sous l’oreiller pour le poignarder.

Une perspective plus intéressante serait qu’il développe des sentiments pour elle (il pourrait ne s’agir que de “tendresse paternelle” ou d’amitié) et que ceux-ci fassent dérailler son pragmatisme, son efficacité surhumaine. Il joue avec les gens parce qu’il est détaché, donc un attachement sincère affecterait la solidité de ses plans, et serait ainsi sa faiblesse (cfr. l’effet qu’a Arya sur Sandor).

Tout ça pour dire que ce serait absurde et dommage que les rôles soient inversés, que Sansa devienne la manipulatrice proactive et que Lilfing soit la victime passive.

La philosophie de ce dernier est “admit what you are to get what you want” et “know your strengths, use them wisely”: that’s the whole point, Sansa est censée se servir de son caractère effacé/docile pour parvenir à ses fins, elle ne doit pas se changer en vamp princesse des ténèbres. Lilfing est son mentor comme Bloodraven est celui de Bran: elle doit suivre ses enseignements si elle veut s’envoler.

4) Soit dit en passant, cette histoire de séduction est un vrai dilemme pour moi parce que d’un côté je ne veux pas voir Sansa dans cette position, mais d’un autre je donnerais un rein pour voir la tête de Lilfing quand ça lui tombe dessus. 92% de mon intérêt pour cette série repose sur son activité faciale, je ne m’en cache pas.

Un autre dilemme c’est qu’une part de moi veut voir Sansa être l’égale de Lilfing en termes de pouvoir/influence, mais une autre veut que l’intégrité des personnages soit respectée, ce qui requiert un développement logique et patient de l’intrigue.

5) Je me demande si ce n’est pas une bonne chose que la série se détache de plus en plus des livres, vu qu’elle part en vrille dès que les scénaristes essaient de combiner leur fanfiction et l’oeuvre originale.

Shae est le meilleur exemple de ce problème: la fanfic qu’ils ont écrite à son sujet n’était pas mauvaise, mais dans la saison 4 ils ont essayé de fusionner leur Shae avec celle du livre, et boum ce fut le drame.

Je pense qu’ils devraient soit suivre le bouquin de près (cfr. saison 1), soit s’en détacher largement, car l’entre-deux ne fonctionne pas. C’est le respect de deux systèmes différents qui entraine les incohérences.

questions | MBTI | secret story | 30.07.14
    Anonyme a demandé (?) : MBTI Secret Story ? Aymeric est une énorme caricature d'ESTP, non ?

C’est dur à dire pour le moment parce que je n’ai vu qu’un épisode et demi. Mais je viens de checker qui était Aymeric et effectivement, j’ai aussi directement pensé qu’il était le cliché du playboy ESTP qui mange à tous les rateliers (+ ennéagramme 3 peut-être?).

L’émission attire généralement des ESxP donc je m’attends à en voir quelques uns. Jessica en est d’office une aussi.

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