questions | ringo-wc | MBTI | 21.09.14
    ringo-wc a demandé (?) : Super ton dernier post de la catéchèse ! J'ai pas trop de mal à comprendre les concepts de projection et d'introjection à partir des exemples de Si et Fe (parce que j'utilise aussi une fonction de perception introvertie et une fonction de jugement extravertie), en revanche j'ai nettement plus de mal à capter comment ça s'applique genre à Ti et Se. Tu pourrais faire un point aussi là-dessus ? (Sinon c'est pas grave je peux faire des recherches comme une grande)

Ouep, ça fera l’objet de la troisième partie de ma réintroduction aux fonctions. Et je ne suis pas sûre que tu trouverais la réponse en faisant des recherches, ce n’est pas un sujet fréquemment abordé.

"The problem is that empathy – the attempt to feel or think how someone else is feeling or thinking – isn’t a reliable way of doing good. For one thing, we find it easier to empathise with better-looking people, and with those of the same race, so the more we rely on empathy as a guide to action, the more we’re vulnerable to such biases."

"We also get entangled in the ‘identifiable victim effect’: empathy makes us care more about, say, the single missing child than the thousands who might be harmed by a government policy, never mind the as-yet-unborn victims of future global warming.”

"It’s hard to accept that we might sometimes get a clearer picture of the world by resisting the urge to step into someone else’s shoes. Yet depersonalising things is often the best way to make decisions."

"That’s why job interviews can be more meritocratic – and less prone to sexism or racism – when they don’t include a free-wheeling ‘getting to know you’ section, relying instead on structured tests. Tyler Cowen, the blogger and economist, recommends soliciting feedback not by asking ‘what do you think?’ – the personalised version – but ‘what do most people think?’”

"Instead of empathy, Bloom concludes, we need compassion: a cooler, more rational, ‘more distanced love, kindness and concern for others’. A relative of his undergoing cancer treatment doesn’t like medical staff who overflow with empathy: ‘He gets the most from doctors who are calm when he is anxious, confident when he is uncertain.’"

(The Guardian)

Cet argument vient d’un mec sur Tumblr, il n’est pas censé être profond ou représentatif.

Il date de la tuerie d’Elliott Rogers, et du mouvement #NotAllMen qui l’a suivie: beaucoup d’hommes ont adopté une attitude défensive quand les médias ont pointé du doigt le lien entre cet événement et la toxicité du concept de masculinité (et du patriarcat en général).

Au lieu d’écouter les témoignages de femmes harcelées, ces hommes s’empressaient de dire “mais moi je ne suis pas comme ça!” (“not all men are like this”), de s’affranchir de toute responsabilité (indirecte) et d’invalider la discussion. Comme si un blanc refusait d’écouter un non-blanc se plaindre de racisme, juste parce que lui-même ne se croit pas raciste.

D’où la réponse du mouvement #YesAllWomen: tous les hommes ne pas misogynes, mais toutes les femmes ont déjà été victimes de misogynie. C’est dans ce mouvement que s’inscrit l’argument des m&m’s.

Il veut simplement dire que les femmes sont des chattes échaudées, qu’elles savent que tous les m&m’s ne sont pas empoisonnés mais que leur expérience de la misogynie les a rendues méfiantes.

1) Ce n’est pas tant une position personnelle, c’est la position “officielle” du MBTI de rejeter l’ambiversion (question déjà abordée ici).  

2) Non ce n’est pas terminé, je n’ai juste pas annoncé le prochain billet à la fin du dernier parce que je n’étais pas sûre de ce que je voulais aborder ensuite.

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